En 1696, Françoise de Chabans, demoiselle, se plaint de ce que, le 21 février de cette année, « une centaine de personnes à elle inconnues, armées de pistolets, fusils, hallebardes, faulx, bâtons ferrés et autres instruments de cette nature, sont venues entourer sa maison, criant qu'elles voulaient la brûler, en tuer et massacrer tous les habitants. Tous se mirent en devoir d'exécuter leur dessein... La plaignante s'étant adressée à un certain personnage qui conduisait la troupe et lui ayant demandé pourquoi il venait à main armée assiéger et démolir sa maison, celui-ci répondit qu'il était un des domestiques du comte de Ribérac et qu'il avait ordre de faire cet attroupement, d'enfoncer les portes et d'abattre les murailles... » Ce comte de Ribérac était, du reste, un vieux féodal attardé dans son siècle, un baron des Adrets au petit pied. Son nom revient plusieurs fois. Un médecin, qui a le malheur d'habiter sous la terrasse de son château, et qui, il n...