Accéder au contenu principal

Articles

Gabriel de Lambertie et Isabeau de Rochechouart

Contrat de mariage de Gabriel de Lambertie et d'Isabeau de Rochechouart. 13 février 1605. Pardevant les notaires souscripts, jurés de la Cour du scel établi aux contrats en la vicomté de Rochechouart, pour Haut et Puissant seigneur Monsieur le vicomte du dit lieu, ont été présents, en leurs personnes, établis en droits et duement soumis, Haute et Puissante Magdeleine de Bouille, veuve de Haut et Puissant Messire Louis, quand vivait, chevalier de l'ordre du Roy, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances de Sa Majesté, Seigneur, vicomte de Rochechouart ; Hauts et Puissants. Jehan, Reigne, et Jouachin, et Isabeau de Rochechouart, enfants naturels et légitimes de feu mon dit seigneur et de ma dite Dame, demeurant et étant de présent en leur château de la Forest, paroisse de Bienna, près le dit Rochechouart et comté de Poitou d'une part ; et François de Lambertye, baron de Montbrun, seigneur des terres et seigneuries de Lambertye, Miallet, Saint-Pol la Roche et a...

La cloche des seigneurs de Lambertie

Mialet. Pour se débarrasser d'un saint qui avait construit son ermitage dans les gorges de la Dronne, non loin du château de Lambertie, le diable fit gonfler les eaux de la rivière qui atteignirent l'ermitage. Son occupant était sur le point de se noyer quand un ange, dit-on, lui tendit la main et le sauva. L'ermite reconstruisit une cabane sur un plateau, au-dessus de l'ancienne. N'ayant pas de point d'eau, il creusa un étang puis pria. Dieu le remplit en une nuit. Peu après, les paysans construisirent un oratoire dont la cloche fut apportée par un ange. Plusieurs années passèrent. Un beau jour, un capitaine brutal et grossier, à qui le seigneur de la contrée avait donné des terres sur la rive droite de la Dronne, vint visiter son nouveau domaine. Il chassa une biche qui se réfugia dans l'oratoire où l'ermite priait ; l'homme pénétra dans les lieux et tira sur l'animal. L'ermite lui reprocha vivement ce sacrilège et le capitaine ordonna la d...

Bans de la noblesse du Périgord

Miallet. Madame la Comtesse de Lembertye. Marie d'Aydie, fille de messire Armand, sgr des Bernardières, de Montcheuil, de la Barde, de Vaugoubert, et de sa première femme, Charlotte de Belcier. Née le 15 juil. 1642, son c de m. fut signé 12 ans après le 1er oct. 1654... Elle n'eut que des filles : Marie, dame de Saint-Victurnien, Miallet, Montbrun, mariée le 21 mars 1691 à Hubert, marquis de Choiseul et de la Rivière, comte de Chevigny ; Aymerie et Marie, mortes jeunes. Source : Rôles des bans et arrière-bans de la noblesse du Périgord de 1689 à 1692, d'Aymar de de Saint-Saud.

François de Lambertie et Hélie de Bourdeille

François de Lambertie, le pieux gentilhomme de la maison du saint archevêque, éprouva aussi, en la personne de son frère et en celle de son neveu, les effets de la protection que son bon maître continuait, d'une manière toute particulière, à ses anciens serviteurs et familiers. Un double miracle, qui offre assez d'analogie avec le triple miracle que, de son vivant, le serviteur de Dieu avait opéré en faveur des frères Chalupt, de Périgueux. « J'étais dans Poictiers, dépose Lambertie, soignant mon frère et mon neveuf, malades d'une fièvre continüe. Mon maistre estoit mort. Après luy, je n'aimois rien tant que ces deux proches. Les médecins les avoient abbandonnés, advoüant que leur mal estoit plus puissant que leurs remèdes. J'eus la pensée de les voüer au sépulcre d'Hellies, mon bienfaiteur; ce qu'ayant fait, je les conduis presque perdus à Tours, où ils n'eurent pas à très rendre leurs prières au tombeau de ce prélat, que les voilà sur pieds, et hor...

Pierre Regnauld contre Anne-Françoise Arnauld

Acte reçu par Jean Bernard, notaire royal à Angoulême. 19-21 janvier 1765. Procès-verbal de l'état de démeublement de la maison d'Anne-Françoise-Catherine-Marie Arnauld, ce requérant Pierre Regnauld, chevalier de la Soudière, son mari, ancien brigadier des gardes-du-corps du Roi, chevalier de St-Louis, seigneur de Goué, demeurant au logis dudit lieu, paroisse de Mansle ; conformément à l'ordonnance obtenue en raison de la plainte qu'il a formée contre les volences de sadite femme et de certains cuidams, ses « complices ». Mme Arnauld expose qu'elle a épousé le chevalier de la Soudière à 25 ans, étant veuve depuis 7 ans de M. Arnaud de Viville : elle avait vécu pendant son veuvage à Paris où l'attiraient ses parents dont quelques-uns ont l'honneur d'être parmi les premiers membres du Parlement. Sa fortune était de 10.000 livres de rente provenant de M. et Mme Guiot de Chêne, ses aïeuls maternels, et de M. et Mme Arnauld de Bouex, ses parents. M. de la Sou...

Le garde-marteau des eaux et forêts d'Angoumois

Le 4 avril 1763, a été inhumé dans l'église de Mornac, maître François-Xavier Gauvry, du village du Maine-Quérant, conseiller du roi, garde marteau en la maîtrise particulière des eaux et forêts d'Angoumois décédé le jour précédent au logis de Chergé à l'âge de 59 ans 3 mois, après avoir reçu tous les sacrements, en présence de La Grézille, prêtre-curé de Mornac et plusieurs autres personnes. Au siècle précédent, le ministre Colbert, dans une lettre à l'intendant de Limoges, nous a présenté de manière succinte la maîtrise d'Angoumois : «... La maitrise d'Angoulême a, dans sa dépendance, cinq ou six forests, dont la principale est celle de Braconne, fort considérable tant par son estendue, qui est de 14 à 15,000 arpens, que par sa situation, estant proche de la rivière de Charente qui tombe à vingt lieues de là dans la mer, etc. » La principale forêt de la maîtrise d'Angoumois, juridiction royale, est donc la Braconne. Le roi possède aussi des bois près d...

L'élection de Dassier maire d'Angoulême

Le 6 juillet 1765, l'assemblée des notables enfreignait l'article 5 de l'édit royal en nommant directement maire d'Angoulême un gentilhomme populaire le chevalier Dassier qui, d'ailleurs, résidait à Angoulême depuis moins de dix ans. Une ordonnance royale ne tarda pas à casser cette élection doublement irrégulière et prescrivit, en outre, l'envoi du double du procès-verbal de désignation des trois sujets au duc d'Uzès, pair de France et gouverneur de l'Angoumois « pour, sur sa présentation, être agréé par S.M. celui des trois sujets qu'il estimera le plus capable d'en exercer la fonction ». Après la lecture de l'ordonnance qui cassait son élection, le chevalier Dassier prit longuement la parole devant l'assemblée des notables pour remercier ses commettants et évoquer les « représentations » possibles tout en conseillant finalement l'obéissance et la présentation de trois sujets. Le roi nomma comme maire le sieur Dumas « lieutenant cri...

Le vicomte du Puy-Montbrun à l'évêque d'Angoulême

En 1788, l'évêque d'Angoulême manda au seigneur de Thors, le vicomte du Puy-Montbrun, qu'il eût à lui rendre ses foi et hommage, aveux et dénombrements. M. du Puy-Montbrun répondit par la lettre suivante : « Paris, hôtel de l'Empereur, rue Tournon, ce 13 juin 1788. La lettre, monsieur, que vous avez pris la peinne de m'écrire le 1er de may, vient de m'être renvoyée ici, après avoir couru une partie du royaume, et avoir été présentée à plusieurs de mes parents portant le même nom que moy. Vous me dites dans cette lettre, monsieur, que M. l'évêque d'Augoulême désire que je luy rende mes foy, hommage, avœux et dénombrements pour mon fief de Thors; j'ai tout lieux de croire, d'après les termes de cette demande, que vous n'avez surement pas bien examiné les titres relatifs à cet objet, attendu que je n'aye point de fief de Thors relevant de l'évêché d'Angoulême ni d'ailleurs ; je ne possède en Saintonge, que la baronie de Thors et ...

L'abjuration d'un bourgeois de Poursac

1685. — Abjuration de Michel Martin, sieur de la Brande. « Le vingt et neufiesme jour du mois de septembre mille six cent quatre vingt cinq, Michel Martin, sieur de la Brande, paroisse de Poursac, s'est présenté devant Nous, curé de Coutures, lequel nous a dit et déclaré qu'il avait si devant vescu dans l'hérésie du luter-calvinisme (sic), mais qu'en ayant connu la fausseté il renonce présentement au susdites hérésies et proteste de se soumettre à l'avenir à la foy de la religion catholique apostolique et romane, dans laquelle il a promis de vouloir vivre et mourir, dont il nous a requis acte, ce que nous lui avons accordé et lui avons donné l'absolution de l'hérésie ; fait le jour et an que dessus en présence de Jean de la Veine, Maître chirurgien, et de Pierre Vidaud, sieur de Grandchamps, lesquels parties et tesmoins ont signé avec nous. Dupuy, curé de Coutures. » (Société de l'histoire du protestantisme français, 1932)

Le ban et l'arrière-ban d'Angoumois

Extraict du cahier du roole du ban et arrière-ban de la sénéchaussée d'Angoulmois. Ordre des nobles comparans pour rendre le service personnel. CLAUDE DES ROUZIERS, escuyer, au lieu et plasse de Philippes d'Acier, son oncle, escuyer, sr des Brosses. PIERRE DE CHAMROURANT, sr de Villevert, au lieu de Jouachin de Chambourant, escuyer, sr de Droux, son père. JACQUES DE CAMBOURG, escuyer, sr dud. lieu RÉGNÉ DU TEILH, escuyer, sr de Montre ? au lieu de Simon du Teilh, son père, escuyer, sr de la Court-Sainct-Cristophe. CAZIMIR BARBARIN, escuyer, sr de Fonteyroux, servira pour le sr Dumontet. PIERRE VIDAUD, escuyer, sr de Cheminade, BARBARIN, escuyer, sr de Jambes, moyennant quoy, le sr de Pluye, son frère, est exempt dud. service, couine donné pour ayde. JEHAN DE MERGEAY, escuyer, sr de Beaulieu et de Chantrezac. JEHAN PERRY, escuyer, sr de la Chaufie, tant pour luy que pour sa mère, moyennant la contribution qu'elle luy fera. PIERRE DE COUHÉ, escuyer, sr de la Tousche, LE sr DE...

Une lettre au sous-préfet de Confolens

Montembœuf, 30 août 1830. Monsieur le sous-préfet, M. de Landrevie, auquel je suis attaché par les liens de la plus sincère amitié, ayant donné sa démission de sous-préfet, je m'empresse de vous féliciter et de vous dire combien le choix que sa majesté vient de faire de votre personne, pour le remplacer, m'est agréable, ainsi que de tout l'intérêt que je mettrai à cultiver votre connaissance, soit comme administrateur, soit comme simple individu. Toutefois, monsieur le sous-préfet, je crois devoir vous faire ici ma profession de foi, qui toujours a été depuis le commencement de la Révolution la même. Je me rattache de cœur et d'âme au gouvernement de Philippe 1er, comme je me suis rattaché dans le temps à la République, au Consulat, à l'Empire, à la régence de Marie-Louise, à Louis XVIII, aux Cent-jours, encore à Louis XVIII et à Charles X. Je veux un gouvernement. Sous quelque forme qu'il soit, je l'accepte ; il ne m'appartient pas, simple individu, de ...

L'économie du Confolentais avant 1789

Les habitants du Confolentais étaient nombreux sur un sol difficile et vivaient souvent mal. Malgré l'incertitude due aux dénombrements par feux et en recoupant les estimations de 1789 avec les statistiques plus précises de l'époque impériale (conscription oblige...), nous pouvons estimer sûrement la population dans les limites de l'actuel arrondissement comprise entre 55 000 et 60 000 habitants en 1789 c'est-à-dire beaucoup plus qu'au recensement de 1982 (près de 40 000 habitants). Après une réelle poussée démographique au XVIIIe siècle, les campagnes étaient plus chargées que les villes : la population de St Maurice des Lions (limites de l'actuelle commune) peut être estimée supérieure à celle de Chabanais et de peu inférieure à celle de Confolens (comprise entre 2 200 et 2 500 habitants). Les productions agricoles reposaient sur l'élevage et les brandes et landes incultes mentionnées par Munier n'étaient pas forcément inutilisées. Les assolements très...

Les bourgeois de Saint-Pardoux-La-Rivière

Si à Saint-Pardoux l'élément noble fait presque défaut, en revanche on y rencontre un grand nombre de membres de cette petite bourgeoisis que les habitants des villes traitaient dédaigneusement de « bourgeois de campagne » : petits propriétaires, officiers de justice, offlciers ministériels, chirurgiens, marchands, etc. Presque tous pour se distinguer, — les familles étaient alors nombreuses et souvent aussi pour imiter la noblesse, — prennent le mon d'une de leurs propriétés, d'une Inaison, voire d'une simple pièce de terre, qu'ils font précéder des mots sieur de, et, dans le langage coulant, autant par politesse que par habitude, ils ne sont désignés que sous ce nom d'emprunt qu'ils affectent de seul signer. Un Fourichon, propriétaire de la maison où était installée la poste, s'intitulait sieur de la Poste et signait seulement : la Poste. Ce travers très marqué à Saint-Pardoux était général, et il n'a point échappó au grand railleur du temps, Moliè...

L'arrestation de Moreau de Saint-Martial

Jean Moreau de Saint-Martial, né a Saint-Martial-de-Valette, avait été premier président en la souveraine Cour des aides de Guyenne; il s'était fait remarquer, dans ces hautes fonctions judiciaires, par son savoir et par la rare distinction de son esprit. Lorsque les Cours des aides furent supprimées, le premier président revint en Périgord; c'était au moment où le suffrage des citoyens actifs nommait les nouveaux administrateurs du département de la Dordogne et des arrondissements, créés par la loi du 14 décembre 1789. Le grand Collège électoral, siégeant pour la première fois à Périgueux, nomma Moreau de Saint-Martial procureur-général-syndic; c'était comme un préfet élu par ses administrés. L'ancien premier président, jeune encore et tout heureux de continuer à servir la France et le roi, prit aussitôt possession de ses hautes fonctions. Auprès de lui fut également appelé, par l'élection, Jacques de Maleville, avec le titre de vice-président du Directoire de la D...

La thèse de l'abbé Robuste

« Mr l'abbé Robuste, Prieur de la Tasche, de la Maison de Sorbonne & Professeur de Philosophie au Collège de Bayeux, a soutenu sa Thèse de Tentative dans la Salle de Sorbonne. Elle estoit dédiée à Mr l'Abbé Bignon Conseiller, dont elle représentoit le portrait. Cet Abbé y assista pendant les quatre heures que dura l'Acte. Mr l'Evêque de Castres, nommé à l'Archevêché d'Auch, présidoit. La Compagnie fut très-belle, & l'on a peu vu en pareille occasion un aussi grand nombre d'Evêques; tous ceux du Clergé de France qui sont à Paris, s'y estant rendus avant que d'aller à leur Assemblée. II y eut grand nombre de Conseillers, de Presidens, de Maîtres des Requêtes & de Conseillers d'Etat. Entre les Bacheliers qui argumentèrent, Mr le Prieur de Sorbonne fut écouté avec beaucoup de plaisir. L'Argument du Prélat qui présidoit dura une grande heure, & il fut écouté avec plaisir. Il proposa trois difficultez avec une solidité & une...