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Articles

Affichage des articles du janvier 26, 2025

Les foires de Marthon

Les foires et marchés furent établis à Marthon, le 5 avril 1663, par François de Roye de La Rochefoucauld, comte de Roussy, seigneur de lad. châtellenie, ainsi que le constate un état des bourgs et villages de la baronnie de Marthon tenus d'assister à la cérémonie de l'établissement desdites foires. (Archives départementales de la Charente; E60)

Les assises de Marthon

1448-1466. - Extraits des papiers des assises prévotales de Marthon. (Après le 16 Mai 1448.) C'est l'extraict des pappiers de la jurisdiccion tant des grans assises que prévosté de la baronnye, terre et seigneurie de Marthon... Et au XIIIe feuilhet et secunde page est contenue l'article subsequent. Item plus sont bailhez troys villages assis en la paroisse de Sainct Germain, c'est assavoir le Boues et le village de l'Echalle et ung autre tenant au ceulx la, perpetuelment : qui se y dira avoir droit ou y vouldra plus mectre se tire avant et sera etc. Et au fueilhet suyvant, en la première page est l'article qui s'ensuit. L'assise de Marthon tenue aud. lieu par moy Bertrand Farinard prévost d'icelle pour noble et puissant seigneur dud. lieu, le jeudi XVe jour du moys d'apvril l'an mil IIII LI, Aujourduy a esté cryé secondement que le village de Montgelies, en la parroisse de Charras, et le village du Boues, en la parroisse de Fouilhade, et le v...

Frotier-Tizon dans le Beauchet-Filleau

Frotier-Tizon ou Frottier, seigneurs de la Rochette, du Roc, de Villars... etc. — Famille noble de l'Angoumois, aux XVIIe et XVIIIe siècle. Blason : d'argent à 1 pelle de gueules mise en pal, le fer en haut, accostée de 10 losanges de même, 5 de chaque côté, 2, 2 et 1. (D'Hozier) § I. — Branche de la Rochette. 1. — Frotier (Jean), Ec., sgr de Clussais (D.- S.) et de. la Rochette, second fils de François, et d'Antoinette Goumard, rendit foi et hommage de la sgrie de la Rochette à Angoulême le 17 août 1606. (Arch. nat. PP. 45.) Il épousa, le 14 fév. 1579, Anne Tizon, fille de Roch, Ec., sgr de la Rochette (près la Rochefoucauld, Charente), et de Marguerite de la Renaudie, dont il eut : 1° Roch, qui suit ; 2° Jean, Chev. de St-Jean-de-Jérusalem, chanoine de St-Pierre d'Angoulême, démissionnaire en 1616, puis prieur de Barbezieux et curé de Mazerolles, près la Rochefoucauld. Il obtint en 1621 un bref le relevant du sous-diaconat, devint colonel d'un régiment servant...

Donation de l'église de Feuillade

En 1075, Adhémar, évêque d'Angoulême, donne à l'abbaye de Baignes en Saintonge l'église de Feuillade (Foliata), avec l'accord d'Itier Malet qui en était le prêtre, et de Robert Vigier, son seigneur : De ecclesia de Foliata. 1075. Anno Mmo LXXVmo, Iterio abbate conventum Beanie more patris quasi ex se genitum gubernante, Ademarus Engolismensis episcopus, ecclesiam sancti Nathalis nomine Foliatam, prothomartyri Stephano dedit; et eodem episcopo auctorizante, Iterius Malet cujus proprium erat, et Rotbertus Vicarius qui in fevo habebat, hoc donum concesserunt, ac in presentia memorati abbatis monacorumque suorum, hoc affirmaverunt. Hujus rei testes sunt, ipse domnus episcopus, atque Mainardus monachus, et Constantinus de Loevilla, et Willemo Andrea, et alii plures. Hoc donum auctorizavit Willelmus archidiaconus, concedente Golferio presbytero qui tenebat illo die ecclesiam. Source : Cartulaire de l'abbaye de Baignes, de l'abbé Cholet.

Fornel de Mainzac

Vf. Jean de Fornel, éc, sr de Ferrand et de Las-Coux-Bostison, paroisse de Busserolles, épousa le 7 mars 1639 Marie de Villard, fille de feu Gui, éc, sgr de Minzat et de Marguerite de Conan, dont : 1. Antoine. 2. Anne, née en août 1641, dlle de la Breuille et du repaire de La Brugière, fiancée dans l'église de Busserrolles le 12 janvier 1665 à Jean de La Roumagière, éc, sr de Laubertie, demeurant à la Brégière, paroisse de Thiviers en Périgord. D'où : a. Françoise, née vers 1669 et baptisée à Notre-Dame de Thiviers, parrain Antoine de Fornel, sgr de Minzac. Marraine en 1672 à St-Martin de Coutures, dite dlle de Thiviers, d'Anne Reynier de Glane, fille de Gabriel de Reynier, éc, sr de Verdeney et de Gabrielle de Langlade de la Giboulie. b. Anne de la Roumagière, baptisée à Thiviers en 1676 ou 1687 ou 1688 (il y a peut-être eu plusieurs Anne mortes jeunes). 3. François, né le 15 janvier 1647 qui a fait la branche de Coutilias et Burignac.Il passe un acte avec Antoine, son frè...

La justice de Marthon

Marthon comprend la petite ville ou bourg de ce nom à 4 lieues d'Angoulême, où est la paroisse de Saint-Martin de Marthon, & hors la ville les paroisses de : Grassac, Chazelles, en partie, St. Paul, St. Germain, St. Sauveur, Mainzac, Les justices hautes, moyennes & basses qui y ressortissent, Charras, Bouëx & Garat, en partie, Sers, en partie, Vouzan, pour la moyenne & basse, la haute appartenant immédiatement à Marthon. Les enclaves de Feuillade & de Souffrignac plaident aussi à Marthon. Source : Les coutumes du pais et duché d'Angoumois, de Jean Vigier.

Un double mariage à Mainzac

Double mariage religieux dans l'église de Mainzac, entre Jean & Pierre de Fornel frères, et Jeanne & Marguerite Decescaud sœurs, les 6 & 12 octobre 1723. CM 24/09/1723 Gignac (Marthon) : « Furent présents Jean de Fornel, écuyer, seigneur de Mainzac, demeurant dans sa maison noble du bourg de Mainzac ; Pierre de Fornel, écuyer, sieur de Coutillas, demeurant à Feuillade, tous les deux fils de feu François de Fornel, écuyer, sieur de Burignat et de feue demoiselle Marie Chaniau ; demoiselles Jeanne et Marguerite Decescaud, soeurs, filles de feus Jean Decescaud et Catherine Dereix. Lesquels Sieurs de Fornel et lesdites demoiselles Decescaud, ont promis de se prendre à femme légitime et époux, à savoir, Jean de Fornel, ladite demoiselle Jeanne Decescaud, et Pierre de Fornel, ladite demoiselle Marguerite Decescaud, devant notre Mère l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine. En faveur de ces mariages, Jean et Pierre de Fornel se constituent tous les droits en quoi qu...

Les Lilas et les Roses d'Aragon

Un poème de Louis Aragon écrit à Javerlhac (Dordogne), après l'armistice de 1940 : Les Lilas et les Roses O mois des floraisons mois des métamorphoses Mai qui fut sans nuage et Juin poignardé Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses Ni ceux que le printemps dans ses plis a gardés Je n'oublierai jamais l'illusion tragique Le cortège les cris la foule et le soleil Les chars chargés d'amour les dons de la Belgique L'air qui tremble et la route à ce bourdon d'abeilles Le triomphe imprudent qui prime la querelle Le sang que préfigure en carmin le baiser Et ceux qui vont mourir debout dans les tourelles Entourés de lilas par un peuple grisé Je n'oublierai jamais les jardins de la France Semblables aux missels des siècles disparus Ni le trouble des soirs l'énigme du silence Les roses tout le long du chemin parcouru Le démenti des fleurs au vent de la panique Aux soldats qui passaient sur l'aile de la peur Aux vélos délirants aux canons ironiques Au ...

Monographie des Chapiteau de Rémondias

Chapiteau de Rémondias (Angoumois) Seigneurs de Rémondias, de Guissale, de L'Isle d'Espagnac, du Vignau, de La Jomerie, du Breuil de Fayard, des Planes, de Chevalerias et du Fauriat. Armes : D'azur, à trois étoiles d'or en fasce, accompagnées de trois Chapiteaux de même, 2 et 1, le troisième en pointe, soutenu d'un croissant d'argent. Cette ancienne famille originaire de l'Angoumois, où elle possède encore le fief de Rémondias, est mentionnée.dans les annales historiques de cette province à partir du XVIe siècle. Elle établit sa généalogie ainsi qu'il suit, sur titres authentiques, existant dans les mains du chef actuel de la maison. I. Pierre Chapiteau, seigneur de Rémondias, marié à Isabeau Lambert, fut échevin de l'hôtel de ville d'Angoulême, en l'année 1570. Elu maire la même année, à la place de Jean Géraud ; puis échevin en 1574, par acte du 2 septembre 1577, il partagea ses biens entre ses trois enfants : 1° Denis, qui suit ; 2° Antoin...

L'abbaye de Grosbot à la fin du XVIe siècle

Parmi les événements qui atteignirent la fortune de l'abbaye de Grosbot, il faut citer les longs et ruineux procès qu'elle dut soutenir contre les seigneurs de Marthon au sujet de leurs droits respectifs, particulièrement de 1540 à 1555, contre Hubert de La Rochefoucauld. Elle sortait à peine de cette épreuve lorsqu'elle fut envahie à son tour par les huguenots. Ceux-ci y furent moins violents qu'ailleurs et s'abstinrent de renverser le monastère, mais ils en enlevèrent tout ce qu'ils purent, jusqu'aux bois des charpentes, dont l'église elle-même était encore dépourvue en 1630. Avec leur appui, l'un d'eux, Vincent de Villars, de la maison de Minzac, s'y introduit violemment en 1568, en chasse les religieux et s'y établit en maître. Ayant pour complice une intrigante du nom de Marie Guichard, il s'approprie les revenus de la communauté, vend les terres, détourne les titres et, par ses effronteries, sème l'épouvante et le scandale d...

Deux volontaires à la bataille de Quiberon

Chapiteau (Salomon), volontaire dans Périgord, seigneur de La Jaumerie, né le 03/05/1741, à Mainzac (Charente) ; † 15 thermidor, Quiberon. Baptisé le 15 mars 1741 dans l'église de Mainzac. Fils de Pierre-Jean, seigneur de Rémondias, et dame Marie-Anne Hastelet. Parrain : Salomon Hastelet, seigneur de Claix ; Marraine : dame Suzanne de Couhé. De Chasteigner (Eutrope-Alexis), volontaire dans Loyal-Émigrant, brigadier des gardes-du-corps, né le 01/08/1738, au Lindois (Charente) ; † 15 thermidor, Quiberon. Baptisé le 1er août 1738 dans l'église du Lindois. Fils de Léonard, baron du Lindois, et dame Marie Viroulaud. Parrain : Eutrope-Alexis de Chasteigner, marquis de Saint-Georges ; Marraine : dame Marie Viroulaud. 15 thermidor an III (2 août 1795). Source : Les débris de Quiberon, d'Eugène de La Gournerie.

Jean Frédéric Garnier de la Boissière (1796-1873)

Il est né le 6 mars 1796 à Saint-Claud. Il est le fils de Pierre Garnier de la Boissière, comte, général de division, sénateur et chambellan de l'empereur, et de Marie Eulalie de la Boissière. Il fait partie des rares anoblis à entrer dans l'école des pages de l'empereur de 1804 à 1812. Il devient ensuite officier d'ordonnance, puis aide de camp du général Bordessoulle (16 ans). Il rejoint le 5e régiment de hussards, le 11 août 1814, après avoir combattu en Allemagne et en France. Il continue sa carrière dans le premier régiment de cuirassiers de la Garde royale. Capitaine, puis chef d'escadron, il participe à la campagne d'Espagne en 1823. Chevalier de la Légion d'honneur, il quitte l'armée avant la révolution de Juillet. Jean Frédéric Garnier de la Boissière entame alors une « carrière de notable ». Conseiller de l'arrondissement de Confolens, il s'installe à Chirac où il devient propriétaire de plusieurs forges. Plusieurs fois, Garnier de la B...

Louis Blanchard de Sainte-Catherine au XVIIIe siècle

Louis Blanchard, né en 1713 au village de Sainte-Catherine, dans le Nontronnais, appartient à une famille d'officiers de justice. Il est d'abord contrôleur des actes du bureau de Montbron et fermier des rentes du comte de Montbron. En 1738, il épouse la fille d'un petit industriel, Dereix Des Rivières, qui est en relations avec les maîtres de forges des environs. Possesseur de terres ayant un minerai abondant et d'excellente qualité, Blanchard est « vendeur de mines ». En 1754, il vend 60 fondues de mines à Lapouge de La Francherie, maître de forge à Bonrecueil (Saint-Sulpice-de-Mareuil), à raison de 150 livres la fondue, soit 9.000 livres. En 1755, il cède 160 fondues de mines, à 175 livres la fondue, soit 28.000 livres, au marquis de Montalembert, propriétaire des forges de Ruelle. Au commencement de la guerre de Sept ans, l'inspecteur général de l'Artillerie royale, Maritz, vient en tournée en Périgord pour augmenter la production des canons. Il a l'occas...

Le fief de La Couronne de Marthon

M. l'abbé Mondon continue la monographie de la baronnie de Marthon par une étude sur le fief de La Couronne de Marthon. Ledit fief relevait du château de Marthon, au devoir d'une paire d'éperons dorés, appréciés vingt sols, à muance de seigneur et de vassal. Hubert de La Rochefoucault, seigneur de Marthon, de 1522 à 1566, donna permission aux seigneurs de La Couronne de surmonter leur logis de machicoulis, d'y pratiquer des canonnières et de bâtir un colombier, sans augmentation d'hommage. Durant longtemps, ce fief, agrandi peu à peu par les libéralités des seigneurs ou des varlets de Marthon, fut possédé par les moines de l'abbaye de La Couronne d'Angoulême. Ceux-ci firent d'abord cultiver les terres par des frères résidant dans ce domaine, mais ils ne tardèrent pas à les donner en exploitation à des particuliers, à charge de payer certaines rentes annuelles, jusqu'à ce qu'enfin, le 8 mars 1449, ils donnèrent à Bertrand Farinard, varlet de Marth...

Bugeaud, le choix des armes

1804. Les vingt ans de Bugeaud et le choix des armes Marqué dans son enfance par la grande Révolution, entré dans l'adolescence au cours des années moins tendues du Directoire, puis apaisées du Consulat, mais surtout du fait de son absence d'instruction, Bugeaud aura toute sa vie sur les faits politiques des analyses généralement schématiques, sinon sommaires. Entouré d'une génération exaltée, formée en même temps dans l'abstraction oratoire, le mirage d'une volubilité nourrie de références latines, et le débat politique, dans la violence et les contradictions de l'action, dans l'extrémisme des sentiments et des passions, et prioritairement nourrie de la lecture de Voltaire, Diderot et Rousseau, Bugeaud n'est, lui, ni révolutionnaire, ni romantique. Homme d'ordre, il montre devant les faits un réalisme solide, forgé par le bon sens acquis au contact de la terre et des duretés de la vie. Le seul effet mesurable de l'épisode révolutionnaire sur le ...

Baptême de François Guimbelot

Le vingt-huit février mil six cent quatre vingt quatre a été baptisé François né le vingt-six dudit mois et an, fils naturel et légitime de monsieur Me François Guimbelot, sieur de Monplaisir, avocat au parlement de Guyenne, bourgeois, et habitant de la présente ville et paroisse, et de Anne Benoist, demoiselle, conjoints. Ont été parrain et marraine, Me Jean Aubin Reynaud, docteur en médecine, faisant pour monseigneur Me Jean Guimbelot, prêtre, chanoine en l'église cathédrale de la présente ville, qui a fait le présent baptême, et Marie Guimbelot, demoiselle, veuve de défunt Pierre Delage, fait en présence des soussignés... Guimbelot père, Reynaud, Marie Guimbelot, Anne Guimbelot, Guimbelot chanoine, Desaunières curé de Saint-Silain. Source : Généalogie Charente Périgord.

Un viol avec violences à Maisonnais

Cour d'assises de la Haute-Vienne Audience du 27 novembre 1878 MM. Decoux, président ; Chamiot, Fougeron-Laroche, assesseurs. Affaire Rénier. — Vol avec violences. Condamnations. Les faits sont ainsi exposés dans l'acte d'accusation : Le six mai 1878, le sieur Guimbelot, François, âgé de 54 ans, demeurant à Cussac, se rendait dans une de ses propriétés, située dans le département de la Charente, pour y pendre un chargement de vin ; comme il passait en conduisant sa charrette, au hameau de la Lande, commune de Maisonnais, il rencontra sur la route, le nommé Rénier, cantonnier, qu'il connaissait depuis longtemps et qui habite à cet endroit une maison isolée. Ce dernier lui demanda quel jour il reviendrait, lui offrant de lui montrer à son retour une certaines quantité de foin, qn'il désirait échanger, disait-il, contre une barrique de vin. « Je passerai le 11 mai au plus tard, lui répondit Guimbelot. » Le 11 mai, cet homme arrivait en effet, vers deux heures du soir, ...

Forgeneuve, un fief noble de Javerlhac

Forgeneuve — Fief avec forge et fonderie, dont la maison noble se composait d'après un procès-verbal reçu Jalanihat, le 7 septembre 1710, d'un corps de logis à deux étages, flanqué d'une tour ronde, et de l'autre côté d'un pavillon carré. Le même procès-verbal constate que par suite des rigueurs du grand hiver de 1709, ont été complètement gelés: tous les arbres fruitiers, du jardin et de l'enclos, huit petits châtaigniers, les noyers, les cerisiers, les plants d'une vigne de deux journaux et demi, les bois châtaigniers en totalité, les baliveaux et les deux tiers des chênes de la garenne et autres. Forgeneuve appartenait, avant 1505, à Dauphin Pastoureau. En 1624, François Coquet en était propriétaire dans deux actes de 1642, 1643, Maurice Coquet est qualifié de sieur de Forgeneuve, habitant au dit lieu noble. Dans un autre acte du 8 mars 1680, passé au lieu noble de la Forgeneuve, bail à métairie par Léonard Coquet, sieur du dit lieu, gentilhomme ordinaire...

Vélites de la Garde impériale, département de la Charente

Un vélite de la Garde sous le Premier Empire est un jeune soldat et aspirant officier. Volontaire dans un corps d'élite, il reçoit une formation d'exception (avec des maîtres de lecture, arithmétique, dessin et gymnastique) au château d'Écouen pour les chasseurs, et au château de Fontainebleau pour les grenadiers. La formation est coûteuse et la contribution de 200 francs par an est jugée insuffisante par l'Empereur. La solde des vélites est la même que celle des grenadiers et chasseurs à pied de la Garde. D'une année sur l'autre se déroule une nouvelle levée de volontaires pour remplacer les vélites promus officiers dans les régiments d'infanterie de ligne. Dans chaque département, la moitié des nouvelles recrues sont désignées par le préfet, et l'autre moitié admises en tant que volontaires. Les chasseurs doivent mesurer au minimum 1m68, et les grenadiers 1m74, ce qui est au-dessus de la moyenne à l'ère napoléonienne. Ils se font remarquer par leur...

Les derniers prieurs de Bussière-Badil

Le prieuré royal de Bussière-Badil avec son église monumentale était une institution importante dans le diocèse de Limoges et fut visité en l'an 1028 par le célèbre chroniqueur Adémar de Chabannes. L'abbaye bénédictine de l'ordre de Saint-Benoît, dépendait de Saint-Michel de Cluse en Italie au XIe siècle. Plus tard les annales avaient retenu surtout la magnificence de Jean Hélie de Coulonges, prêtre ami des arts et véritable mécène de la Renaissance. Il dota généreusement son abbaye et demanda à être inhumé dans l'église de Bussière-Badil. Le prieur de Bussière-Badil était un seigneur avec sa propre justice et son propre domaine. Il était le patron de plusieurs églises : Bussière-Badil, Soudat, Étouars, Roussines. La générosité et la protection des prieurs attira au fil du temps bon nombre de familles influentes des environs : Lajamme, Labrousse, Bernard, Sauvo, Agard, Masfrand, Montsalard, Urtelle... etc. Deux seigneurs-prieurs de Bussière-Badil s'étaient succédés ...