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Affichage des articles du janvier 19, 2025

La présentation de la comtesse du Barry

Les péripéties qui ont accompagné la présentation de la comtesse du Barry à la cour du roi Louis XV, et le rôle qu'y a joué la marquise d'Alogny, présentent un certain intérêt d'histoire locale. La tradition s'en est transmise depuis 160 ans, et mérite de ne pas tomber dans l'oubli. En 1743, une pauvre femme de Vaucouleurs, nommée Anne Bécu, accouchait d'une fille naturelle qu'elle nommait Jeanne. Cette Jeanne venait à Paris assez jeune, y recevait de l'éducation, devenait dame de compagnie de la veuve d'un Fermier général chez qui elle faisait la connaissance d'un « roué » de l'époque, le comte Jean du Barry, dont elle devenait la maîtresse. Le comte du Barry exploitait la beauté de Jeanne Bécu et la présentait à Lebel, valet de chambre du Roi qui, frappé par sa beauté, la présentait au roi Louis XV qui l'agréait en 1768. On lui fabriquait alors un nouvel état-civil, sous le nom de Jeanne Gommard de Vaubernier, et Jean du Barry proposait...

La dernière prieure du Carmel d'Angoulême

La dernière prieure fut la mère Françoise-Charlotte-Victoire de Jésus : élue en 1785, elle fut réélue en 1788 et en 1791. Elle appartenait à la même famille que la fondatrice, la première compagne de la mère Agnès de Jésus : Anne Regnauld de la Soudière avait eu la joie d'aider à la naissance du Carmel d'Angoulême ; Françoise Regnauld de la Soudière eut la douleur de le voir périr et elle dut en conduire le deuil pendant plus de trente années. Elle était fille de messire François Regnauld, chevalier, seigneur de la Soudière, et d'Anne de la Ramière ; elle naquit au château de Saint-Mary, le 6 septembre 1743. Sa vocation, qui se révéla de bonne heure, fut contrariée d'abord : la jeune Françoise était intelligente et belle, et sa famille ne pouvait se résoudre à lui permettre d'ensevelir ses charmes derrière les grilles d'un cloître L'aspirante carmélite eut longtemps recours aux supplications et aux larmes; voyant enfin que tout était inutile, elle prit un pa...

Le procès de l'attaque de la diligence

Le second procès est plus récent et bien différent. Il s'agit d'un vol commis par un personnage de bonne famille. Celle-ci, en effet, était, à la veille de la Révolution de 1789, une des plus aisées, sinon la plus riche de la paroisse de Brie où elle possédait de grandes propriétés. Elle était apparentée à la haute bourgeoisie de l'Angoumois et aussi à la noblesse en la personne de Roch Benoist, seigneur du Châtelard, Saint-Ciers et autres lieux. Le héros, en fut Antoine-Alexandre, fils de Roch Boissier Descombes, ancien député aux Etats provinciaux pour le Tiers Etat, en 1789, ancien garde des Eaux et Forêts, ancien maire de Brie, et au moment, de l'affaire de vol, percepteur du canton de Jauldes, et toujours gros propriétaire terrien à Brie et autres paroisses. Voici l'acte de naissance de l'enfant : « Le vingt-deux d'octobre mil sept cent quatre vingt-trois, est né au village des Boussards, paroisse de Brie, et le lendemain a été baptisé par moy, soussign...

Lettre de Rochette à Bouchotte

Le 29 septembre 1793, les Autrichiens passaient la Sambre et refoulaient les divisions Mayer et Desjardin sur Maubeuge. La consternation régnait dans Avesnes et Landrecies, et Jourdan mandait au ministre de la guerre qu'il n'avait pas grande confiance dans la résistance que feraient ces deux places. Le commandant temporaire d'Avesnes, le chef de bataillon Rochette, jurait, selon la coutume, de s'ensevelir sous les ruines de la ville plutôt que de capituler, mais il écrivait que sa position était critique, et le Conseil de guerre demandait instamment des secours. Bouchotte chargea sur-le-champ le général de brigade Schlachter de se jeter dans Avesnes. Rochette à Bouchotte. Avesnes, ce 31 septembre, l'an IIe de la République française. Citoyen ministre, Notre position est extrême. Nous n'avons plus aucune communication avec Maubeuge. L'ennemi a repoussé tous nos avant-postes depuis Taisnière jusqu'à Marpent. Il a passé la Sambre le 29 au matin, nos troupes...

Louis Rochette de Pluzet

Deux autres généraux, dont les états de service sont moins connus, appartenaient encore au Ier bataillon de la Charente. Ce sont Rochette de Pluzet et Villemalet. Rochette de Pluzet descendait d'une famille notable de l'Angoumois. Son oncle, Louis Rochette, écuyer, sieur de Pluzet, était capitaine commandant en 1779 dans le corps des volontaires du maréchal de Tonnerre (1). Son père, Pierre Rochette de Pluzet, avait le titre d'avocat au Parlement. C'est au bourg de Nanteuil-en-Vallée que naquit Louis Rochette de Pluzet en 1767, à ce qu'il semble (2). En 1791, Rochette s'engageait comme volontaire dans le ier bataillon de la Charente, où il était nommé lieutenant-colonel en second (3). Avec ce bataillon, il fait la campagne de Belgique sous les ordres de Dumouriez ; en 1793, il est parvenu au grade de général de brigade. Son principal titre de gloire fut la défense d'Avesnes (Nord) contre les Autrichiens, qu'il parvint à repousser (4). Une action honorabl...

Les forges à canons de René Landouillette

Les forges de l'Angoumois, en particulier celles de René Landouillette, disposaient d'un immense avantage, pouvant emprunter le cours de la Charente, navigable toute l'année, dont elles n'étaient éloignées que de quelques lieues de charroi, Planchemenier, de deux (8 km), Rancogne, de trois (12 km), d'autres, de six à sept. Les canons étaient embarqués à Angoulême sur des gabares qui les transportaient jusqu'à Rochefort en trois ou quatre jours et à peu de frais. Les mines étaient, dans l'ensemble, proches des forges. Rancogne, d'une lieue et demie (6 km), Planchemenier de quatre (16 km) ; les autres forges n'étaient éloignées de la mine que de deux à deux lieues et demie (8 à 10 km). Les forges de René Landouillette utilisaient quatre mines, celles de La Feuillade, de Vergnac, de Bachalou et de Javerlac. La première était la plus douce mais la moins abondante ; la deuxième était la plus riche mais le fer y était plus aigre et plus cassant ; la troisi...

Les forges en Angoumois en 1683

La lettre suivante est aux Archives du Ministère de la Marine sous la cote B3 44. Elle émanent d'un personnage qui a eu une certaine célébrité et qui ne craignait pas d'aller sur place, malgré la haute situation qu'il occupait. Il se nommait Bernard Renau d'Eliçagaray. Ingénieur de la marine, il proposa le bombardement d'Alger avec des galiotes à bombes de son invention. Cela eut beaucoup de succès, aussi obtint-il de faire fabriquer de nouvelles bombes et vint-il lui même en Angoumois en vue d'activer la fonte, car on projetait une action contre Gênes, à laquelle il prit part, ce qui lui valut le titre d'Inspecteur général de la Marine. « Jay fait la visite des forges de ce pays cy avec le sieur Landouillette, pour voir celles qui seroient estat de fondre des bombes, mais, ouire qu'il n'y en a qu'une ou deux, ou il y ait des provisions pour pou voir mettre en feu, il ny a que celles qui sont aux environs des mines d'un lieu que l'on appe...

Attestation de Jean-Charles de la Place-Torsac

« Je soussigné, Jean-Charles de la Place, Chevalier, Seigneur de Torsac, Montgaugnier, Cellebrache, la Faye, la Forest d'Horté, Saint Germain, &c. en la Province d'Angoumois, Chef & aîné dudit nom, famille & maison ; reconnois que M. Pierre-Antoine de la Place, ancien Echevin de la Ville d'Arras, & Député des Etats de la Province d'Artois à la Cour, fils de Pierre, natif de Calais, ainsi que ses parens du même nom & tige, sont sortis de la maison de la Place-Torsac ; & ce, par autre Pierre de la Place, l'un des fils de Messire Pierre de la Place, premier Président de la Cour des Aides à Paris, & de Radegonde l'Huillier son épouse, tué au massa cre de la Saint-Barthelemy : qui, après la mort de son père, pour bonnes & justes causes, se sauva en Flandres avec sa mère, d'où il a ensuite été s'établir à Calais, où sa famille subsiste encore. Ce que je certifie, comme pleinement convaincu, tant par les preuves que la Tradition,...

La conscription dans le canton de Montbron

Le 28 vendémiaire les maires d'Orgedeuil, Montbron, Eymoutiers se réunissent à la mairie de Montbron. Assistés de trois conseillers municipaux, issus eux-mêmes de l'élection dans chacune des trois communes, ils se constituent en bureau de désignation sous la présidence du maire de Montbron. On leur demande d'assurer le recrutement de 18 hommes des deux classes de l'an IX et de l'an X, 9 de la réserve, autant de l'active. Avant tout, décide-t-on d'adopter la voie du sort si besoin en est. Cette question réglée, on nomme un officier de santé, le citoyen Léchelle-Desrivier pour examiner les jeunes gens qui se déclarent impropres au service. Puis, le conseil s'ajourne au premier brumaire. Au jour dit, les conscrits des trois communes, avertis depuis le 25 vendémiaire, sont introduits dans la maison commune. Le maire de Montbron fait l'appel; deux sont portés manquants, l'un en résidence à Lyon, l'autre à Périgueux. Après quoi, visite des inaptes...

Papiers de la famille de Crozant

Fonds de Crozant (1465-1788). E 103-108 ; seigneurie de Rivières. Extrait de l'inventaire-sommaire des archives départementales de la Charente. E. 103. (Liasse.) — 1 pièce, parchemin ; 13 pièces, papier. 1545-1767. — Crozant (De). — Acte de partage des biens composant la succession de Loys de Pressac, seigneur du Moulin-Pauthe, au ressort de Montmorillon, et de Jehanne des Roziers, sa femme, entre Léonard de Pressac, écuyer, seigneur du Buisson, Étienne de Pressac, religieux du monastère des Salles, ordre de Saint-Augustin, et Marie, Jehanne, Françoise, autre Françoise et Marie de Pressac, Simon de Crozant, écuyer, seigneur du Moulin-Pauthe, et Jehanne de Pressac, sa femme. — Inventaire fait à la requête de François de Crozant, tuteur de Nicole-Charlotte de Chauniat, par Jacques Dumas, greffier de la baronnie de Champagne-Mouton, des meubles et titres appartenant à ladite mineure au lieu noble de Coux. — « Compte que met et baille par-devant vous, M. le juge prévost de la baronnie ...

La chasse des loups en Charente

Roux de Reilhac coopéra, avec le vicomte de la Besge et F. de Chassay, cité plus loin, à la prise extraordinaire du fameux grand vieux loup que leurs meutes promenèrent près de trois heures dans toute la forêt de la Braconne, avant de faire ce prodigieux débûcher, qui finit par un hallali en plein Limousin, après dix-sept heures de course. Il détruisit un millier de louvarts environ. Lorsque leur repaire était découvert, ils étaient forcés à tour de rôle. Un coup de bâton derrière la nuque les faisait passer de vie à trépas. Ce remarquable veneur mourut à quatre-vingt-douze ans, en 1903. Il portait, sur ses boutons de vénerie, un loup accompagné de la devise : « Où fuir ? ». Courageux et infatigable, il demeura longtemps lieutenant de louveterie de l'arrondissement d'Angoulême. Il fonda, avec F. de Chassay, la Société de la Braconne, et ils peuplèrent, de concert, de cerfs et de biches venus de Rambouillet, cette belle forêt. Un air de fanfare, « La Braconne », lui fut dédié. T...

Vente du château de La Tranchade

Contrat de vente fait par dame Marie d'Aydie, comtesse de Lambertye, veuve, à François Normand, écuyer, sieur des Bournis, le 7 novembre 1667, moyennant la somme de 43,500 livres, de la terre et seigneurie de La Tranchade, ledit contrat reçu par Quillat, notaire royal. (Inventaire-sommaire des archives départementales de la Charente, 1887)

Baptême de Jean-François de Viroulaud

« Le 10e jour du mois d'aoust 1664 ont été baptisés en l'église de Marcillac le Frant Jean François de Viroleau et Jean de Virolleau, écuyer, sieur de Marillac, et de dame Marie de Lambertie. A esté parrain de l'aisné, haut et puissant messire Jean François de Lambertie, chevalier, seigneur, comte de Lambertie, Montbron, Miallet, Pausan, Eschillar et autres places, et marraine damoiselle Renée de Sevenayat, sa grand-mère. Et pour l'autre a esté parrain, messire Jean de Sevenayat, écuyer, seigneur de Roussines, et marraine, haute dame Aymerie, dame comtesse douairière de Lambertie, sa grand-mère. » Note : Viroleau/Viroulaud, de Sevenayat/Descravayat, Pausan/Pensol, Eschillar/Echallat. (Bulletin de la Société de géographie de Rochefort-sur-Mer, 1898)

Le régiment de Lambertie

Historique du régiment de Lambertie (ou Lambertye) : Pendant la guerre de Trente Ans, un nouveau régiment d'infanterie française est levé le 5 février 1632 par Gabriel de Lambertie (ou Lambertye), chevalier, baron de Montbrun, seigneur de Mialet, Pensol et autres lieux. Lambertie est le chef de la famille du même nom, et le gendre de Louis de Pontville, vicomte de Rochechouart. Les soldats du régiment de Lambertie participent à l'invasion du duché de Lorraine par la France. Après le traité de Liverdun signé le 26 juin 1632, ils prennent possession de la citadelle de Stenay au nom du roi Louis XIII. Le régiment est réformé au mois d'octobre mais la paix est de courte durée. En 1633, les troupes françaises envahissent une nouvelle fois la Lorraine. Le duc Charles IV est contraint d'abdiquer l'année suivante. Le 10 juillet 1634, le régiment de Lambertie est rétabli et tient garnison dans la capitale Nancy. Il est envoyé au siège de La Mothe sous le commandement du maré...

Dénombrements en 1543

Chasluz, Chaurol, Maulmont, Corbeffin et Nontron. — Dénombrement de Raimond de Lambertie, écuyer, seigneur dudit lieu, pour ses terres et seigneuries de Chasluz, Chaurol, Maulmont, Corbeffin et Nontron, du 25 septembre 1543. Exideuil. — Registre des reconnaissances de la Châtellenie d'Exideuil, de 1522. Dénombrement de François de Lambertie, prêtre, prévôt de Saint-Raphaël, fourni au roi de Navarre, pour ce qu'il tient en la seigneurie d'Exideuil, du 22 février 1543. (Le trésor de Pau, 1852)

Raymond de Lambertie contre Jean de Galard

9 juin 1487. Jean de Galard, dit fils de Jeanne de Montalembert, était partie dans le procès de la famille de Montalembert contre Raymond de Lambertie. Jeanne de Montalembert et Jean Galard, son fils, avoient un procès en la prevôté de Paris contre vénérable et discrète personne maître Raimond de Lambertie, bachelier ès décrets, comme procureur de demoiselle Jeanne Vigier, sa mère, qui pour se servir d'un acte de donation, à luy faite par sa mère, dans ledit procès fit certifier qu'il y avoit un seul authentique à Montbrun, le 9 juin 1487. Archives du château de Saint-Martin de Lars. D. Villevieille, Trésor généalogique, vol. XLIII, page 146 V. Source : Documents historiques sur la maison de Galard, de Joseph Noulens.

Maison de la comtesse de Lambertye

Cette maison, faisant le coin du passage et du coude conduisant à l'église, est désignée dans les actes sous le nom de « maison de la grande encoignure ». Elle était en construction quand elle fut louée le 29 mars 1660, pour neuf ans, au loyer de 1250 livres, à Alexandre Le Rebours, neveu de Michel Chamillart et substitut du procureur général, qui fut remplacé, le 15 juin 1682, par Jean Guyot, avocat, au loyer de 1300 livres, et celui-ci, le 6 septembre 1711, par Marie Daydie, veuve de Jean-François, comte de Lambertye, et Antoine-René de Ranconnet, comte de Noyant, au loyer de 1350 livres. Le 27 janvier 1719, le second renouvela le bail pour lui seul, à 1400 livres, mais loua la même année l'hôtel de Torpanne et céda son bail, le 13 avril 1720, à Pierre-Claude Demilanges, valet de chambre du roi. (Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, 1935)

Lettre de Jean-Louis Guez de Balzac

Je voudrais bien que nous puissions trouver à Paris un homme qui eut besoin de condition, & qui puit venir ici; que cet homme fut savant de la bonne sorte, & capable d'enseigner la langue latine, l'histoire, & la géographie à un jeune gentilhomme de dix à douze ans, il aurait bouche à cour, comme on dit, & quatre ou cinq cents livres par an, & obligerait de plus, des personnes très reconnaissantes. Il suffit que je m'adresse à vous, & vous me ferez un singulier plaisir de vous mettre en quête pour cela. Le père de l'enfant se nomme le comte de Lambertie, & est marié avec une de mes cousines germaines. (Les œuvres de Monsieur de Balzac, 1651)

La cure de Dournazac

Mémoire sur la cure de Dournazac, 1663. — « Saint-Sulpice de Dournazac, est une paroisse de l'évêché de Limoges de laquelle l'église paroissiale et le bourg sont en Limousin et dans le ressort du Sénéchal de Limoges et du Parlement de Bordeaux, avec plus de la moitié de la paroisse. L'autre partie de la paroisse est en Poitou, du ressort du Sénéchal de Montmorillon et du Parlement de Paris. Dans la partie qui est en Limousin est le prieuré de Notre-Dame d'Altavaux... Dans l'autre partie qui est en Poitou est la baronnie du château de Montbrun, et autour de ce château il y a un village de 7 ou 8 maisons et 3 chapelles, dont il y en a une ruinée; les autres subsistent encore, mais en pauvre estat. La cure de cette paroisse de Dournazac est, depuis trois ou quatre cens ans ou plus, unie au dit prieuré d'Altavaux et il y a en icelle un vicaire perpétuel. Ensuite de ce, le prieur d'Altavaux est dîmier général de toute la paroisse. Le vicaire perpétuel lève pourta...

La terre d'Échillais

Joseph-Henri de Beaumont mourait quelques mois après et le 9 décembre 1724 il était enterré dans l'église d'Échillais. Sa veuve vécut de longues années encore et se retira chez les ursulines de Saint-Jean-d'Angély. Elle donna procu ration à son fils de gérer ses biens, car elle avait eu plusieurs enfants de son mariage avec le seigneur d'Échillais. À la mort de son mari il ne lui restait plus qu'un fils Charles-Henri de Beaumont et une fille Marie-Anne-Victoire, qui épousera plus tard Henri-Alexandre Guiton de Maulévrier. Ils étaient encore bien jeunes à la mort de leur père. Leur mère choisit un procureur chargé d'administrer leurs biens, grevés des rentes à servir à leur tante Marie-Anne de Beaumont. II semble que Charles de Beaumont dut jouir tranquillement de la terre d'Échillais. Cependant, à peine le long procès avec les héritiers de la comtesse de Lambertie sera-t-il terminé qu'il lui faudra plaider contre son beau-frère au décès de sa sœur Marie-...

Un aveu et dénombrement en 1599

Gabriel de Lambertie rendit, le 10 juin 1599, hommage au roi de Navarre, vicomte de Limoges, de la terre de Lambertie et en fournit le dénombrement, dont l'extrait suivant fera suffisamment connaître l'importance, ainsi que l'étendue et la nature des divers droits seigneuriaux : « Adveu et dénombrement que mest bailhe et fourny pardevant nous Jacques Lemousnier chevailher seigneur de Roufiat conseiller du Roy trésorier de France et gênerai de ses finances en la généralité de Limoges commissaire deppute par Sa Majesté... Messire Gabriel de Lambertie chevalhier seigneur dudit lieu Mellet Pansoux et baron de Montbrun suivant l'homage par luy rendu à Sa Majesté à cause de sa dicte vicomte de Limoges entre nos mains le dixiesme du moys de juing dernier pour raison de son chasteau seigneurie et chastellenyes de Lambertye et de Mellet. Et premièrement advoir ledit seigneur de Lambertie tenir du Roy notre sire et à cause de la vicomte de Limoges lesdits chasteau seigneurie et c...

La justice et l'église de Miallet

En ce qui concerne la haute, moyenne et basse justice de la seigneurie de Lambertie sur la paroisse de Miallet, voici les noms de quelques-uns des officiers et magistrats de cette juridiction : en 1642, M. Me Depuiffe était juge, Gadonney, procureur d'office, et de Labrousse, greffier de la juridiction de Mellet. — Louis Duroy était greffier eu 1670. — Jean Boutineau était procureur d'office du comté et de la juridiction de Lambertie en 1680. — En 1740, Léonard Judet est qualifié déjuge de Miallet et de Pansol. — En 1766, Roger, juge, Vincent Dubarry, Jean de Lacongerie, Pierre Judet de Lacombe, procureurs. — En 1767, Profit, greffier, Desbordes, procureur. — En 1770, Jean Lacotte était procureur d'office de la comté de Lambertie. — Il résulte, d'autre part, d'un acte de prise de corps, dressé le 5 juillet 1759 par Laroussie, sergent, que la prison de celte juridiction se trouvait au château de Lambertie où fut consigné un délinquant sous la garde de Jean Gaillard, ...